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______C'était un vendredi, ou peut-être un samedi. Dans le fond, le jour nous importe peu, ce sont les événements que nous retiendrons. J'avais 17 longues années derrière moi, 17 ans déjà que je me trainais ce corps immonde, quasi-androgyne où aucunes formes ne semblaient vouloir apparaitre. Je laissais entendre à qui voulait bien écouter que les similitudes entre mon corps & une planche a repasser était dû à la boulimie vomitive qui me rongeait, mais continuais de me goinfrer à l'abri de tout regard. C'était sournois et hypocrite, je l'admet, mais t'en qu'à être plate, autant trouver un coupable autre que moi a blâmer. D'un point de vue sentimental, j'étais lamentablement naïve. J'avais cru connaître l'amour à quelques reprises mais je m'étais trompée. Le genre masculin ne recherchait en moi que le bonheur éphémère d'une relation charnelle et je le compris malgré moi une nuit sur la banquette arrière d'une voiture. Après tout, comment pourrait-on s'éprendre de quelqu'un comme moi? On aurait tendance à croire que puisque la nature ne m'avait pas gâtée, je me serais développer un quelconque talent qui m'aurais rendus un temps soit peu intéressante mais ce n'est malheureusement pas le cas. Après un essai à la photographie et à l'écriture qui s'avérèrent tout deux être des échecs j'en conclus que je n'étais douée pour rien et c'est cette simple déduction qui me conduisis à en finir. J'avais tout prévu, de la lame de rasoir aux barbituriques, de la bouteille de vodka à ma lettre d'adieux... Rien ne serait laissé au hasard. Si la vie m'avais tenue en échec, alors ma mort serait ma plus belle réussite. C'est ainsi que je me retrouvais enfermée a double tours dans ma salle de bain a l'heure où les gens rêvent, préparant ma plus belle oeuvre avec soin. Je mis les comprimés par poignée dans ma bouche, les faisant glisser dans ma gorge avec quelques gorgées d'alcool et lorsque mes yeux commencèrent à se fermer, je saisis la lame et m'entailla profondément le poignet gauche. J'aurais dû sentir la douleur ou même gémir lorsque ma peau et mes veines furent perforées mais étrangement je ne ressentis rien. Je ne saurais vous dire si c'était dû à tout se que j'avais ingurgité ou à un quelque autre facteur que je n'avais pas pris en compte mais je ne ressentis rien. Ma main lâcha simplement la lame, comme si soudain elle était devenu trop lourde puis je m'aperçus que j'avais sectionné le ligament. Ma main était a présent totalement paralysée mais ça n'avait aucune sorte d'importance: le sang coulait a flots, la mort ne se ferait pas attendre. J'entrepris de m'allonger sur le carrelage froid et de fermer les yeux. Et tout devint noir...
C'est ma mère qui me retrouva quelques heures plus tard. Le sang s'était glisser sous l'embouchure de la porte et elle qui ne laissait jamais rien au hasard n'aurait pas pût manquer une chose pareil. Elle appela les pompiers qui défoncèrent la portes mais j'étais déjà loin. J'étais étendus sur le sol, légèrement recroquevillée sur moi même à côté d'une boîte de Xanax vide, baignant dans mon propre sang. Un secouriste s'approcha de mon corps inerte pour y chercher un pouls non-existant puis se retourna vers ses confrères avant de leurs annoncer d'une voix faible:

"Heure du décès o5h55."



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La suite dans le prochain épisode ;)

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 02:34

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 05:00

.KAPiTEL #1: "Le dOcteur Ombeline Falls".

.KAPiTEL #1: "Le dOcteur Ombeline Falls".
______Lorsque je revins a moi, un violant frisson me parcourus entièrement l'échine. Tout n'était que ténèbres glacées et l'air se faisait rare. J'avais toujours imaginé l'enfer comme un endroit sec et aride, où se seraient succédée des terres stériles et des flammes dansantes mais à ce moment précis mon avis en était totalement différent. La mort était froide, sombre et irrévocable. Le noir total m'empêchait de savoir si mes yeux étaient réellement ouverts mais les sensations étaient bien pires que tout se que j'aurais pu imaginer. Il me fallut quelques minutes pour comprendre où je me trouvais. C'était une morgue. Ce que j'avais pris pour l'enfer n'était autre que le casier mortuaire dans lequel on m'avait logée. J'étais nue, étendus sur une tablette de métal glacé et maintenant que je me retrouvais au statut de cadavre que j'avais si ardemment désiré, mon seul souhait était d'en sortir. Je rassembla alors le peu de force qu'il me restait et entrepris de frapper le plus bruyamment possible sur les parois de ma macabre prison. Les sanglots et les cris ne se firent pas attendre. Et alors que mes derniers espoirs se brisaient, j'entendis comme un déclic... Et le casier s'ouvrit lentement. C'était une femme, elle ne devait pas avoir plus de 25 ans. Ce qui me frappa en premier chez elle fût ses yeux. Ils étaient d'un bleu profond et captaient toute mon attention. Elle me regarda d'un air perplexe un long moment sans qu'aucunes de nous deux ne prononce un mot puis son regard s'attarda sur mon poignet.
"Il va falloir que quelqu'un reprennes ces points de sutures", me dit-elle,"le fait que tu ais été cliniquement morte ne justifie pas un travail d'une aussi mauvaise qualité..."
Elle ne semblait pas plus alarmée que ça de voir un macabé sortir de son tiroir. Elle se contentait de me regarder en fronçant les sourcils et en retroussant le nez, comme si une odeur nauséabonde flottait dans la pièce. Je tentais de me redresser mais j'étais trop faible. Mon corps retomba lourdement.
"Ne t'inquiètes pas, je vais m'occuper de toi,..."
Elle enleva l'étiquette qui était accroche à mon gros orteil et après un léger coup d'oeil ajouta:
"...Dawn. On va monté à l'étage du dessus. Ce sont les urgences. Il va falloir soigner ce poignet. J'appellerais tes parents à ce moment là."
Je consentis à la suivre d'un mouvement de tête. J'aurais aimé lui sourire mais les muscles de mes joues étaient comme endoloris. Elle dût le remarquer car pour la première fois son regard rencontra le mien. Elle attacha ses longs cheveux bruns avec un stylo puis me dit:
"Je suis Ombeline, l'interne du médecin légiste. Excuses moi si j'ai tendance a être plutôt froide mais en général mes patients le sont plus que moi..."
Pour la première fois depuis longtemps, je souris sincèrement. Cette femme était belle et étrange, froide et sarcastique... et malgrès la peur qui me saisissait, je ne pouvais détourner les yeux. Elle ramena un fauteuil roulant sur lequel je m'assis puis me guida dans le service des vivants.





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La suite dans le prochain épisode ;)

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 06:16

Modifié le mardi 02 juin 2009 08:02

.KAPiTEL #2: "Ret0ur à la réalité".

.KAPiTEL #2: "Ret0ur à la réalité".
____Ma blessure était apparemment superficielle et semblait s'être en bonne partie résorbée. J'étais restée dans un état de mort clinique pendant 2 jours... Comment l'expliquer a mes proches alors que même les médecins ne comprenaient pas? Ils s'agitaient autours de moi sans relâche en avançant des théories plus ou moins tordues qui pourrait justifier mon état: Mon retour a la vie avait fait l'effet un coup de pied dans une fourmilière. J'étais considérée pour la première fois avec un peu d'attention. Les médecins désiraient me parler un a un, les infirmières voulaient être prise en photos a mes côtés et les journalistes se bousculaient pour me demander des interviews et avoir une chance de tenir l'exclusivité... Les seuls qui ne semblaient réellement pas adhérer au sujet était mes parents. Je m'étais imaginé les attendre dans ma chambre d'hôpital et les voir arriver tout sourire avant qu'ils ne se jettent dans mes bras pour me dire qu'ils avaient cru me perdre a tout jamais et toutes les mièvreries que l'on souhaiterait entendre dans ce genre de circonstance ... mais j'étais loin du compte. Ils n'osaient pas s'approcher de moi et aucun d'eux ne pouvait soutenir mon regard plus de quelques nanosecondes. A leurs sourires forcées aux allures de grimaces se succédaient des regards interrogateurs et des phrases préfabriquées. Ils avaient insisté pour que je reste encore 2 semaines a l'hôpital prétextant que les médecins voulaient "peaufiner des examens" afin de comprendre se qui m'arrivait.
C'est a cet instant précis, dans un moment de bref lucidité que tout me sembla comme évident: Mes parents avaient déjà fait le deuil de leur fille et peu importe le miracle qui m'avait ramenée, j'étais définitivement et irrévocablement morte a leurs yeux.
Allongée sur mon lit médical, je sentis une larme glisser le long de ma joue et l'essuya d'un revers de manche. La dernière chose que je désirais été d'attirer l'attention sur l'abomination que j'étais. Après un coup d'oeuil dans le mirroir j'ouvrit la porte et fis entrer l'éditorialiste du journal local pour débuter ma 1ère interview.



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# Posté le jeudi 07 mai 2009 01:25

Modifié le mardi 02 juin 2009 09:04